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Les offres courrier cadres / Preceptel

Les offres courrier cadres n° 20

 

DU NEUF AVEC DES AIDES


Les porteurs de projets innovants peuvent prétendre à des baisses d’impôts ou de charges, à des prêts, etc. L’enjeu vaut bien le temps passé sur le dossier.


Champagne pour tout le monde ! Jérôme Malavoy n’oubliera pas le jour où Trace One, la société qu’il a créée en 2001, était officiellement reconnue Jeune Entreprise Innovante (JEI).

Ce statut, instauré par la loi de finances 2004, procure, il est vrai, de sacrées économies aux entrepreneurs en phase de création qui engagent des dépenses de recherches importantes.


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Pas d’impôt sur les bénéfices, ni de charges patronales sur les salaires des cadres affectés aux travaux de recherche et de développement. « C’est très intéressant. Le poids de nos charges a considérablement baissé : il est passé de 44 % à 30 % » se réjouit le PDG de cette société, spécialisée dans la création de logiciels destinés à faciliter les échanges de données entre les industriels et la grande distribution. « Grâce à cette exonération, nous avons pu nous consacrer à nos investissements et embaucher. » poursuit ce quinqua qui, après une carrière marketing dans des groupes internationaux, a terminé son parcours de salarié en relançant les éditions Harlequin et en prenant la direction d’un groupe de presse.


Effet boule de neige

Sa société, fleuron de l’innovation avec 8 millions de chiffre d’affaires et 70 personnes, a remporté un pris spécial Oseo au Deloitte Technology Fast 50, en novembre dernier, pour sa croissance exceptionnelle. Attention, n’est pas certifiée JEI n’importe quelle entreprise ! Outre des critères de sélection drastiques (lire encadré ci-contre), le parcours pour accéder à ce statut avantageux est long et semé d’embûches pour les créateurs. D’ailleurs, seules 1600 entreprises en bénéficient.

José Martinez, ancien ingénieur essaimé de chez France Télécom, en sait quelque chose. « Dès la création de l’entreprise, je visais le statut de JEI. J’ai dû attendre un an et demi pour obtenir ce label. J’ai pris soin de bien préparer ma demande pour présenter un dossier solide. Ma première démarche a été de prendre contact avec Oséo, l’organisme spécialisé dans le soutien aux projets innovants », se souvient le créateur de l’opérateur de télécom Preceptel, concepteur, entre autres, de Padéo, un standard téléphonique de poche. Bonne pioche, car Oséo séduit par le projet, lui a versé une aide de 350 000 euros et apporté, en plus, sa caution.

Un vrai tournant pour l’entreprise. « D’autres organismes, comme par exemple, le conseil régional, ont alors accepté de me suivre financièrement. Cela m’a également aidé à décrocher le statut de Jeune Entreprise Innovante auprès de l’administration fiscale qui instruit les dossiers de demande », raconte le dirigeant, aujourd’hui à la tête d’une entreprise de 23 salariés, qui prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 2,4 millions d’euros en 2007. Le passage en JEI a permis à Preceptel de bénéficier d’un crédit impôt recherche de 142 000 euros en 2005. Tous les créateurs n’ont pas cette chance, ni des projets aussi ambitieux.


A chacun son soutien

« Oséo n’a pas accepté de nous aider car notre projet, pourtant innovant, nécessite moins de 200 000 euros d’investissement. Quant au statut de JEI, nous n’y songeons même pas. Notre statut de chômeurs créateurs nous interdit d’en bénéficier. » regrettent Yannick Sene et Christophe Brissonneau, fondateurs d’IGL, un fabriquant de mini-balises, destinées à localiser les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer.

 

 

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